Conseils Ventilation

Les Idées reçues.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'air à l'intérieur de l'habitation est souvent plus pollué que l'air provenant de l'extérieur, car en stagnant il se charge de bactéries et de poussières. Il a donc besoin d'être renouvelé continuellement pour se purifier.

Comment choisir sa VMC….

La VMC simple-flux.

La VMC simple-flux extrait l'air pollué des pièces comme la cuisine, la salle de bain ou les WC. L’air frais venant de l’extérieur traverse d’abord les entrées d’air dans les huisseries du séjour et des chambres pour ensuite arriver dans les pièces où l’on traite l’air vicié.

 

La VMC hygroréglable.

C'est avant tout la solution de ventilation référence dans le cadre de la RT 2005. Pendant les périodes d'inoccupation des pièces, la pollution étant réduite, les besoins d'extraction d'air sont minimums. A l'inverse, quand une pièce est occupée, il est nécessaire de renouveler l'air en fonction du niveau de pollution. Les détecteurs d'humidité placés dans les bouches et les entrées d'air hygroréglables de type B assurent une gestion modulée de l'air entrant et sortant. Les VMC hygroréglables ont un débit d’air qui varie en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide d’un air très humide tout en limitant les gaspillages (ventilation adaptée aux besoins)..

Les VMC hygroréglable de type A fonctionnent par une régulation hygrométrique des bouches de reprise qui servent à extraire l'air vicié des pièces "polluées" comme la cuisine, la salle de bain ou les WC. Les entrées d’airs sont autoréglables. On utilise généralement la VMC hygro A quelle que soit la zone climatique pour les  locaux d'habitation chauffé par chauffage gaz, fioul ou bois.

Les VMC hygroréglables de type B sont similaires aux VMC hygro. A, seules les entrées d’air sur les huisseries sont différentes (entrées d'air et bouches de type B). En outre, le débit des  VMC hygroréglables de type B est un peu plus important en cuisine. On utilise généralement la VMC hygro B,  quelle que soit la zone climatique, pour les locaux d'habitation chauffés par effet Joule (chauffage électrique).

 

La ventilation double flux.

Contrairement à un système de VMC simple flux, le double flux ne nécessite pas l'installation d'entrées d'air au-dessus de vos fenêtres. Le double flux va prendre l'air neuf à l'extérieur, l'épurer grâce à ses filtres haute efficacité, puis l'insuffler dans les pièces de vie de votre logement par le biais de diffuseurs. Il va également, comme une VMC traditionnelle, extraire l'air vicié des pièces "polluées" comme la cuisine, la salle de bain ou les WC. Au centre de la VMC double flux se trouve un échangeur thermique où ces 2 flux d'air vont se croiser. Le double flux va ainsi récupérer l'énergie des calories présentes dans l'air vicié puis les diffuser dans l'air neuf filtré, et donc dans votre logement. Ainsi, en hiver, lorsque vous chauffez votre logement, l'air insufflé n'aura pas la température de l'air neuf extérieur mais sera tempéré par la chaleur de l'air extrait. Ce système vous permettra ainsi d'économiser jusqu'à 20% sur votre facture de chauffage.

 

L’installation d’une VMC double flux.

Il suffit simplement de placer les bouches de reprise qui servent à extraire l'air vicié des pièces "polluées" comme la cuisine, la salle de bain ou les WC. Les bouches de soufflage s’installent dans les pièces de vie de votre logement par le biais de diffuseurs. Une fois les bouches et les diffuseurs positionnés dans votre logement, raccordez les diffuseurs au répartiteur avec les gaines isolées prévues à cet effet. Raccordez par la suite le répartiteur au groupe double flux, les bouches de reprise qui servent à extraire l’air vicié se raccordent directement sur le groupe VMC aux endroits prévus à cet effet. Toujours utiliser des gaines isolées, cela permet de garder un maximum de calories jusqu'à l’échangeur de la VMC, et d’étouffer le bruit engendré par la circulation de l’air dans les gaines.

Tableau des configurations possibles et du nombre de bouches de soufflage préconisé.

 

La VMC double flux assemblée avec un puits canadien.

La technique du puits canadien ou puits provençal consiste à introduire l’air neuf nécessaire à la ventilation par un réseau de tubes enterrés, à faible perte de charge, à travers lesquels s’établit un échange thermique entre l’air et le sol, pour rafraîchir l’air entrant en période estivale et le réchauffer en période hivernale.

Pour le reste il s’agit d’une simple VMC double flux sur laquelle on ajoute 1 kit de by-pass et une régulation.

Les principes de la mise en œuvre.


Le choc thermique que reçoit l'air dans les tubes crée une condensation naturelle. Pour assurer une évacuation régulière des condensats, il faut assurer au réseau enterré une pente constante de 1 à 2%.
Pour diminuer les pertes de charge du réseau et augmenter l'efficacité de l'échange thermique entre l'air et le sol, la vitesse d'écoulement de l'air sera comprise entre 1 et 3 m/s.

La gestion des condensats

Si le bâtiment ne dispose pas d'un sous-sol, l'évacuation des condensats se fera par un regard intérieur (3). Si le bâtiment dispose d'un sous-sol on installera un regard de visite (3) avec un siphon pour la récupération de l'eau.

 

 

Le petit glossaire de la VMC.

By-pass :
Volet motorisé gérant automatiquement la passage ou non de l’air neuf dans l’échangeur en fonction des températures intérieure, extérieure et demandée.

CETIAT :
Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques.
Laboratoire d’études et d’essais indépendant certifié ISO 9001 :2000, réalisant des essais à la demande des industriels.

dB(A) :
Unité de puissance acoustique.

FILTRATION :
Une filtration fine de l’air assure l’introduction dans votre logement d’un air sain, dépourvu de nombreux polluants (selon la classe du filtre).
Les filtres de classe F7 arrêtent 80 à 90% des particules de 0,4µm.

NRA :
Nouvelle Réglementation acoustique.
Fixes les normes à respecter pour protéger les individus contre l’agression sonore. Cette réglementation impose une puissance acoustique maximum de 36 dB(A) en petite vitesse en cuisine.

PUITS CANADIEN OU PUITS PROVENCAL
Technique d’acheminement d’air neuf utilisant l’inertie du sol pour rafraîchir ou pré chauffer l’air entrant.
Utilisé principalement avec une double flux pour le confort en été.

RT2005 : Réglementation thermique 2005.
Cette réglementation a été élaborée pour réduire les dépenses énergétiques des bâtiments.
Elle garantit un meilleur  confort à l’utilisateur en éliminant certain équipement peu performant en tenant compte d’une température maximale de confort d’été.

V.M.C. ventilation mécanique contrôlée.
Système visant à effectuer un renouvellement d’air permanent dans les logements.
L’air circule dans la maison des pièces principales (séjour, chambre, salle à manger, bureau…) vers les pièces techniques (cuisines, WC , salle de bains, buanderies, cellier…).
L’air neuf, rentre dans les pièces principales par des entrées d’air situées en haut des menuiseries puis circule à l’intérieur du logement et est extrait par des bouches situées dans les pièces techniques.

W-T-h-C :
Puissance moyenne pondérée calculée selon la RT2005. Il s’agit de prendre la consommation du ventilateur pendant 22 heures en petite vitesse et 2 heures en grande vitesse pour un système auto réglable ou double flux, puis de ramener cette consommation  journalière en consommation horaire.

 

La Règlementation Thermique 2005.

La réglementation thermique :
- s’applique  aux bâtiments  neufs  résidentiels  et  tertiaires (à  l’exception  de  ceux  dont  la  température  normale d’utilisation est inférieure ou égale à 12°C, des constructions provisoires (d’une durée d’utilisation inférieure à deux ans), des bâtiments d’élevage ainsi que des bâtiments chauffés ou climatisés en raison de contraintes liées à leur usage),
- concerne les projets dont le dépôt de la demande de permis de construire est postérieur au 1er septembre 2006,
- est définie par les articles L.111-9, R.111-6 et R.111-20 du Code de la construction et de l’habitation et leurs arrêtés d’application.

La RT2005 est la révision de la RT2000, réglementation imposant une  consommation  énergétique maximale  par  bâtiment  pour  toute  construction.  Son  objectif  est  de  renforcer  la  performance  énergétique des bâtiments d'au moins 15% et d'améliorer le confort d'été.

Quelles sont les implications pour la ventilation ?

Des  références 2005 pour la  ventilation ont été définies :
- HYGRO B quelle que soit la zone climatique pour les locaux d'habitation chauffés par effet Joule (chauffage électrique). 
- HYGRO A quelle que soit la zone climatique pour les autres locaux d'habitation (chauffage gaz, fioul,bois).
- DOUBLE FLUX sans échangeur reste la référence pour les  locaux tertiaires comme dans le cadre de la RT 2000.

Un enjeu planétaire.

Lutter contre l’effet de serre...

Les  Accords  de  Rio  et  de  Kyoto  fixent  des  objectifs  de  limitation  des  émissions  de  gaz  à  effet  de  serre. La  France  s’est notamment engagée à réduire la consommation d’énergie des bâtiments qui contribuent, pour plus du quart, à la production des  gaz  à  effet  de  serre.  Le  Plan  Climat  2004  décrit  entre  autres  les  mesures  transposant  la  directive  européenne  du  16 décembre 2002 qui traite de la performance énergétique des bâtiments.

Il  spécifie  clairement  les  objectifs  de  la  réglementation  thermique  des constructions neuves :
- une  amélioration  de  la  performance  énergétique  de  la  construction neuve d’au moins 15%, pour un objectif de 40% en 2020,
- une limitation du recours à la climatisation,
- la maîtrise de la demande en électricité.

Un enjeu social.

Maîtriser les loyers et les charges...
Pour que chacun puisse trouver un logement correspondant à ses capacités financières, le ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement reste attentif à la maîtrise du coût global des logements, charges financières et d’exploitation comprises.

Les  préoccupations  actuelles  d’économie  d’énergie  intègrent  elles  aussi  cet  aspect. La  RT  2005  devrait  ainsi  permettre  de réduire  la  facture  énergétique  d’au  moins  15%  par  rapport  aux  bâtiments  construits  selon  la  précédente  réglementation RT 2000, contribuant ainsi à diminuer les charges.

Un enjeu économique.

Encourager les systèmes et les techniques constructives performants...
La RT 2005 répond à la stratégie énergétique nationale énoncée par la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique du 13 juillet 2005 : elle permet d’une part de contribuer à l’indépendance énergétique nationale et d’autre part de favoriser  la  compétitivité  économique  de  l’ingénierie, des  techniques  et  des  produits  français  sur  le  marché  intérieur  et  à  l’exportation.

 

Répartition moyenne des déperditions dans une maison individuelle neuve.


 

Isolation.

Les   pertes   de   chaleur   par   les   parois   étant considérables,  il  est  fondamental  de  s’assurer  du pouvoir  isolant  des  toitures, des  planchers  (bas  et hauts), ainsi que des murs, portes et parois vitrées.

Ponts thermiques.

Il  s’agit  d’une  discontinuité  dans  l’isolation  qui  est due   à   la   structure   du   bâtiment   et   qui   peut  représenter jusqu’à 40% des déperditions.

Ventilation.

Si  le  renouvellement    d’air  doit  être  suffisant  du point  de  vue  de  l’hygiène, il  doit  en  revanche  être minimal pour limiter les déperditions thermiques.

Perméabilité à l'air.

Il  s’agit  de  limiter  les  infiltrations  parasites  d’air frais à l’intérieur du bâti.

Conception Bioclimatique.

Les  apports  passifs  permettent  de  réduire  la  production et par conséquent la consommation des équipements de chauffage et de refroidissement.

Protection solaire.

La  protection  solaire  doit  permettre  d’éviter  les inconforts d’éblouissement et de surchauffe.

Energie renouvelables.

Les sources d’énergie renouvelable sont inépuisables et «propres» pour l’environnement.

Eclairages des locaux.

Il  s’agit  de  limiter  les  consommations  d’énergie utilisées pour l’éclairage.

Trois conditions à respecter pour le bâtiment à construire.

L’économie d’énergie...

La  consommation  globale  d’énergie  du  bâtiment  pour  les  postes  de  chauffage, eau  chaude  sanitaire, refroidissement, auxiliaires, ainsi que d’éclairage dans le cas d’un bâtiment tertiaire, doit être inférieure à la consommation de référence de ce bâtiment. Celle-ci correspond à la consommation qu’aurait ce même bâtiment pour des performances imposées des ouvrages et des équipements qui le composent.

La  réglementation  laisse  donc  au  concepteur  la  possibilité  d’utiliser  des  équipements  ou  matériaux  de  performance inférieure à la référence, dans la limite des garde-fous, et sous réserve d’être plus performant que la référence dans les autres postes de déperdition.

La RT 2005 introduit également une limite supérieure de consommation pour les logements. La consommation d’énergie de ces bâtiments pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude sanitaire doit en effet être inférieure à une valeur limite qui dépend du type de chauffage et du climat.

Le confort d’été...

La température intérieure conventionnelle atteinte en été doit être inférieure à la température de référence.

Les “garde-fous”...
Des performances minimales sont requises pour une série de composants (isolation, ventilation, système de chauffage…).
Introduites par la RT 2000, ces performances minimales ont été renforcées par la RT 2005, notamment au niveau des déperditions par les ponts thermiques.

Deux modalités d’action au choix des acteurs.

Le maître d’ouvrage s’engage lors de sa demande de permis de construire à appliquer les règles de construction et donc la réglementation thermique.

Il doit pouvoir justifier du respect de la RT 2005 :

- soit au moyen d’une étude thermique
La consommation d’énergie “Cep” et la température intérieure conventionnelle “Tic” sont alors calculées au moyen de logiciels d’application. Le maître d’ouvrage doit dans ce cas pouvoir fournir une synthèse d’étude thermique.

- soit sans calcul à l’aide de solutions techniques
Agréées par le ministre chargé de la construction et de l’habitation, elles décrivent des solutions qui garantissent le respect des valeurs de référence, tant en termes d’économie d’énergie que de confort d’été.